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Le syndrome des « Lapins Crétins »

Ou devrais-je même dire « Le syndrome des Lapines Crétines » car l’on aura beau penser ce que l’on veut la pathologie touche principalement la « female » indienne.

Au début une simple remarque en rentrant du boulot. C’est fou le nombre de personnes qui se baladent le soir dans la résidence.

Vite tu te rendras compte que cette simple balade a en fait beaucoup plus de sens que ça et il y a un détail qui ne trompe pas.

 

Le port de la chaussure Running

Car, non il ne s’agit pas d’une simple marche. Et c’est une véritable horde de « Desperate Housewifes » qui s’adonnent quotidiennement à la marche active, tournant et retournant tel de joyeux poissons rouges. Mais avant d’aller plus loin tu te demandes surement qu’est ce qu’une « Desperate Housewife » version Bollywood.

La « Brie Van de Kumar » du Karnataka vit principalement dans une résidence « World Class » fermée voire carrément coupée du monde, ne travaille pas, dispose d’un chauffeur qui l’emmène à son SPA quotidien, souvent dispose d’une Super Nanny car son emploi du temps ne lui permet pas de s’occuper de ses enfants, sans parler de la cuisine et des tâches ménagères. Forcément celle-ci adore discuter avec ses copines les Lapines, ventant tous les mérites de la French Manucure et les bienfaits du Massage Thaï. Quoi de mieux alors que de s’adonner au ragotage tout en perdant quelques calories.

Les lapins crétins font des émules et chaque jour de nouveaux membres rejoignent la cause. Leur but, marcher tout en roulant des fesses, quelques fois plus massives que d’autres. L’important reste l’état d’esprit.

Alors es tu prêt à rejoindre les Lapins Crétins?

Je sens le désir monter en toi. Alors enfile ta plus belle tenue de sport, enroule ton cardio autour du biceps, chausse ta plus belle paire de « Naïky », et toi aussi transpire en 2 heures ce que tu pourrais transpirer en 20 minutes de course à pied.

Ceci est le paradoxe Indien,

ou

comment faire compliqué quand on peut faire simple.

Venga venga!

JGui

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Un phénomène étrange

Depuis le début de la semaine, ce qui fut le gros point positif de ma vie à Bangalore est en train de tendre vers l’inacceptable, voir insoutenable.

Il pleut!

Oui tu as bien entendu et il n’avait pas plu depuis des mois, soit la fin de la mousson. Bientôt 10 mois que je déambule dans ce bordel vêtu d’une simple chemise, parfois, même souvent, remplacé par un T-Shirt.

Oublié la laine, oublié le chauffage, ici on mange de l’air conditionné et ça nous plait!

Promis j’arrête la provocation. Mais franchement c’est tellement bon!

Au fait la piscine est de nouveau en service…non allez j’arrête!

Un bon weekend à tous.

Venga venga!

JGui

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Do you speak Hinglish?

Plus qu’une simple collision de mots, l’Hinglish est une réalité qu’il te faudra apprivoiser dès ton arrivée.

Car oui il y a l’accent, déjà très prononcé ici, les « r » y sont roulés et la plupart des mots avalés. Mais voilà l’Hinglish n’est pas seulement une question d’accent mais bien la manière originale avec laquelle nos amis Indiens se sont appropriés la langue de Shakespeare jusqu’à créer une véritable idiome. Où vient se se mêler Hindi et Anglais, traduction mot à mot et bien plus encore.

Tout ceci explique surement pourquoi ma maid ne cesse de me répéter, « Tomato, buy and keep« . Véritable traduction de l’Hindi, mais que je n’avais jamais entendu auparavant.

Mais également pourquoi j’entends le mot « only » and « itself » au moins dix fois par jour.

You are from France only!

I would like to go to France itself!

Il y a aussi ces expressions que nous nous sommes également appropriées pour notre plus grand plaisir. Particulièrement la maintenant très célèbre « is there« . Car oui cette expression à quelque chose de magique, je la qualifierai de phrase universelle, utilisable en toutes circonstances. A l’origine il y a une question, anodine:

JGui: Do you have coke?

Hinglish Speaker: Pepsi is there!

JGui: I’ll take it!

Qui sera toujours ponctué d’un:

Hinglish Speaker: Woké Sir!

Les voyelles étant difficilement apprivoisable: « Yé, Bi, Si,.. Yi,..Yaï, Wo, Yu, Waï »

Et puis ces fautes d’orthographe qui me font passer de joyeux moments.

Hapiness is there!

Dimanche en faisant mes courses au SPAR je me suis surpris à acheter du »Choriza« , ensuite je suis passé faire une prière au « Tempal« , pris quelques « Cigerettes  » avant de rentrer à la maison « Only »

Toi aussi tu comptais améliorer ton anglais, ben merde c’est râpé!

Venga venga is there! Woké Sir?

JGui

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Et ma vie…

… en Inde prend un nouveau tournant

Enfin du contenu sur ce blog.

Marine cherche pas, j’ai tout raflé à la supérette!

Cet article va peut être me valoir l’honneur d’un premier commentaire de Jérémy dit le Noud!

Venga venga le Kiriasme!

JGui

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PS: Grosse intox, Marine il reste un paquet! On est pas des animaux quand même…

Welcome back to Fabulous Bangalore

Toi aussi tu as versé ta petite larme en rentrant à Bangalore après les fêtes. Enfin, franchement, ressaisis toi car  je ne comprend pas ta réaction.

Si tu fais partie de ces rares personnes à ne pas avoir lâché de larmichettes (les yeux mouillés, ça compte), je ne vois que cinq options, soit:

  1. Tu n’as vraiment aucun cœur. Entre nous ça ne m’étonne qu’à moitié!
  2. Tu ne manges que du veg (dédicace à la diaspora Aveyronaise) et les fêtes n’ont donc aucun sens pour toi, si ce n’est récupérer des étrennes (en bon Aveyronnais que tu es!).
  3. Tu as une malformation des glandes lacrymales qui fait d’ailleurs que ton ex copine t’a largué (cf n°1).
  4. Tu habites à moins de 5 min de ton bureau. Ce qui explique pourquoi tu y arrives toujours en retard!
  5. Tu es né dans un pot d’échappement. Expliquant ainsi ta capacité d’apnée proche du zéro absolu.

Tu l’auras compris cher lecteur, le retour à la jungle est difficile parce que pour faire le cirque à la maison avant la reprise il y a du monde Par contre lorsqu’il s’agit de remonter sur sa moto, ou négocier son rickshaw, là soudainement il n’y a plus personne.

B'lore Street

Car ne me dit pas que tu n’as pas remarqué que tout Bangalore avait reçu une voiture pour Noël. Enfin, personnellement je ne vois pas d’autres explications.

La circulation est dense et deux semaines de non pratique c’est un peu comme après une longue période d’abstinence. On ne sait plus trop comment éviter l’accident. Rassure toi, « JE » l’ai évité! Une bonne trace de frein laissé sur Old Airport Road et un évitement digne des plus grands acteurs bollywoodiens. A la seule différence que comme Jackie Chan, je fais moi même ma cascade (dédicace à Akhenaton et sa bande)!

Rickshaw in B'lore

Les mots de tête de fin de journée m’ont d’ailleurs fait penser (oui les mots de tête entrainent la capilotraction), qu’on devrait placarder une photo de poumons de motocycliste Bangalori sur le réservoir de chaque moto vendu ici. Sous-titrés d’un:

L’abus de gaz d’échappement est nocif pour la santé.

Histoire de nous prévenir avant des risques encourus. A deux heures d’inhalation par jour, je propose d’en être le modèle. Mes ex-petites copines m’ont toujours dit que j’avais de beaux poumons!

Venga venga!

JGui

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Bombe au poivre

Vous devez surement vous en moquer mais hier j’ai été victime de ma Maid. Complot ou pas? A vous de juger?

Votre serviteur se trouve au beau milieu d’une tentative d’assassinat. Pas moins que ça. Et l’on devrait dire multiples tentatives pour être précis. Car depuis maintenant près de 7 mois les attaques sont nombreuses et variées.

Ça a tout d’abord commencé par le Chili, puis vain le Clou de girofle et enfin dernière trouvaille les grains de poivre. S’en est trop!

Hier pas moins de 25 grains de poivre dans mon assiette. Si on estime que le plat contenait trois assiettes, on serait à 75 grains de poivre! D’ici Avril je vais littéralement me transformer en poivrier.

Oui en Inde les épices c’est un budget!

Venga venga!

JGui

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Invité au grand bal des véhiculés

Le trafic est dense comme on peut l’expérimenter tous les jours. Au carrefour des véhicules, de toutes sortes. Deux, trois, quatre,  et même six roues, ils sont tous là. La grande famille automobile est bel et bien réunie au grand bal de la pollution.

One cross or another

Le feu passe au rouge, juste sous mon nez. La représentation est suspendue, pour quelques minutes seulement. Entracte. Les moteurs s’éteignent, tranquillement, un par un. Le souffle est court. Les derniers poumons encombrés se taisent enfin.

Les pilotes se regardent, se jaugent.

Certains n’y prêtent même pas attention. Portable collé entre la joue et le casque, ils discutent. Ça fait passer le temps. Kit Bluetooth. Mais pourquoi faire. Je les imagine discuter avec leurs femmes. Lui, « Chérie, je suis coincé dans le trafic, j’arrive dans une heure ». Elle, « Ok ok ok ».

Le feu est sur le point de passer au vert. Les rickshaws driver jouent des biscotos et rallument leurs véhicules d’enfer. Les motards kickent. Les automobilistes jouent des poignées. Le bal peut enfin (re)commencer…

Les véhicules se collent maintenant les uns aux autres. Sorte de danse de l’amour où chacun à son rôle à jouer. Les klaxons entrent eux aussi dans la danse. Le moment est proche. Sorte de cris avant l’apothéose. Gémissement avant l’extase.  On y est presque.

Cross in B'lore

Feux. Partez!

Les véhicules quittent enfin les starting blocks. Les klaxons se font entendre, de plus en plus. Je me faufile dans le flot, comme aspiré part lui. Encore quelques entractes et je serais au boulot. Une nouvelle semaine m’attends, avec son lot de surprises!

Aujourd’hui j’aime être ici. Demain peut-être moins. Quoi qu’il en soit l’histoire n’est pas finie. Encore quelques pages à écrire, quelques expériences à vivre. Je suis prêt!

Venga venga!

JGui

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