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Family Tour 1: New Delhi

Oui les vacances sont finies et je suis à la bourre sur mon planning d’écriture. Ça va on se détend. Pas besoin d’en rajouter. Je vois déjà ton petit sourire narquois.

Réveillon à peine terminé qu’il faut déjà partir pour Delhi. Un 25 Décembre, mais quelle idée! C’est donc encore  ivre et rassasié d’un cassoulet qui s’était fait désiré, que je me dirige en direction de l’aéroport de Bangalore. Mais pourquoi cet aéroport est-il si loin de la ville? Voilà ça c’est ma tête 3h avant le réveil!

Noël à St Johns (merci Marine)

Si tout va bien je serais à Delhi deux heures avant mes parents. Eux qui m’ont assuré quelques heures plus tôt que leur avion partirait bien de Paris, enneigée. Largement le temps de les rejoindre au terminal International, je me surprends même à rêver du petit Idli sambhar que j’ai maintenant l’habitude de prendre à la sortie de l’aéroport de Delhi.

Paye ton réveil!

Tu ne seras pas surpris de savoir que finalement mon avion n’a pas décollé à l’heure (à ce jour aucun de mes vols pour Delhi ne s’est fait à l’heure). Deux bonnes heures coincé à l’intérieur de l’avion à attendre de pouvoir décoller. Si bien que l’équipage a donné l’autorisation aux passagers de venir rencontrer notre super Commandant Américain.

« Pshh…Hello this is captain! » (cf. Omar et Fred)

Tellement Américain que j’avais l’impression qu’il parlait la bouche pleine. En fait la bouche pleine de mots. Il est quand même incroyable de voir la réaction des Indiens dans ces moments là… La moitié de l’avion se lève appareils photos en main! Juste surréaliste. Bien sûr après tout ce que j’ai ingurgité la veille,  il y a juste trois heure de cela en fait, une envie se fait sentir.

Paye ton « slam » pour accéder aux toilettes!

Frais comme un gardon après trois heures de vol, je me dirige vers le terminal international de l’aéroport. Les travaux dans cette zone sont juste impressionnants. Bien sûr mes parents m’attendent depuis un petit moment déjà. Grandes accolades et autres embrassades nous nous dirigeons vers « Hauz Khas village » à bord de notre superbe Tata Indica. Les yeux de mes parents sont déjà grands ouverts, l’analyse de la circulation n’a pas tardé. Faut dire qu’ils sont dans le métier!

Un 2 Roues pour 4

Premier site que j’avais visité avec Emmanuel de Noida à mon arrivée 8 mois plus tôt. Ce midi nous mangerons au Park Balluchi qui m’a été conseillé plusieurs fois. Le lieu n’a pas changé mais les températures ont sacrément baissé, 45°C en Mai, 5°C en Décembre.

Paye ton choc Thermique!


Premier contact avec la nourriture Indienne pour mes hôtes. Une chance qu’ici il y est des couverts. Au passage c’est 4 Chapatis (cf le guide du Chapati d’Or) pour l’ensemble des prestations. S’en suit une ballade au cœur d’Hauz Khas. Cette fois pas question de repartir sans mes affiches de films Hindi! Grosse négociation les voilà en poche.

Hauz Khas

Mes nombreuses visites ici me font apprécier cette ville de plus en plus. Et dire qu’il y a 8 mois, j’aurais tout donnée pour la quitter! Comme quoi, on reste humain. Peu importe où je me trouve, je désire toujours être ailleurs. N’est ce pas l’essence même de l’être humain. Chercher son ailleurs. Dans le voyage, la découverte, dans l’autre…Putain, je viens de me craquer un neurone! Direction maintenant Qutb Minar où la foule représente facilement le double de celle du mois de Mai.

Paye ton monde!

Il est déjà tard et nous n’aurons de toute façon pas le temps de visiter tout Delhi. Le check-in de l’hôtel Chanchal Deluxe nous attends, l’accueil est agréable les chambres sympas mais sans plus. On donnera un petit 3 Chapatis pour l’eau froide! Ce qui est bien ici c’est qu’on est proche de la gare et de CP (prononcez CiPi). Le cœur de la nouvelle Delhi pensée par nos amis British qui ont conçu ici une architecture en cercle concentrique où l’on trouve aujourd’hui toute sorte de boutiques, bars et restaurants.

Connaught Place - CP

La gestion du stationnement ici me fascine toujours. Les voitures se collent les unes aux autres formant une sorte de « Tetris géant ». Le « Koumar Parking Staff » s’occupe de récupérer les clés des véhicules et le bals des entrées sorties peut enfin commencer.

Paye ton bordel!

Quelques pas dans les méandres de la faune Indienne, nous trouvons enfin un resto-bar très sympa pour profiter de cette soirée de Noël peu ordinaire. Demain le réveil sera matinal, de nouvelles découvertes attendent mes hôtes direction Agra et son célèbre Taj Mahal à bord du Bhopal Shatubdi!

Venga venga!

JGui

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Brand New Delhi

Une escapade à Delhi ce weekend et une grande bouffée d’air  frais.

Jeudi, 20h, Aéroport International de Bangalore. Plus qu’une heure avant le décollage. Bientôt 6 mois que je me débats dans ce cirque Indien et je me surprends encore par ma naïveté. Une annonce micro plus tard et c’est trois heures qui se rajoutent à mon attente.

India Gate

Le weekend malgré une charge de travail importante aura permit de se réconcilier avec Delhi, la massive « Capitalopole ».  Car il est tout simplement hallucinant de voir le nouveau visage de la ville.

Il y a clairement un avant et un après Jeux du Commonwealth.

Entre l’aéroport domestique et mon appart’hotel à Ghaziabad, il est clair que la route est en meilleur état, mon dos et mes fesses sont là pour en témoigner. Mais plus  important encore, la ville que j’avais quitté il y a de cela deux mois n’a plus grand chose à voir avec la « Brand New Delhi ». Beaucoup moins de travaux, beaucoup moins de poussière (il parait que s’est lié), de grandes voies routières maintenant plutôt agréables, de jolies coins de verdure en bord de route. Tu l’auras saisi beaucoup moins de « Bordel ».

Le métro en est le parfait exemple, il ressemble enfin à un métro digne d’une ville de 20 millions d’habitants. On peut maintenant traverser la ville d’Est en Ouest et du Nord au Sud sans trop de difficulté. Ce qui n’était pas tout à fait possible il y a deux mois encore.

Metropolitain

Vendredi j’ai donc expérimenté une fois de plus le métro au départ de Anand Vihar (Est de Delhi) vers Saket (Sud de la ville) avec changement à Rajiv Chowk il m’en a coûté 22 Rs. Vingt-cinq stations traversées pour un peu plus d’une heure de trajet. Qui dit mieux. En rickshaw pour 20 Rs tu fais 2km! Bon certes il ne faut pas être fâché avec le contact humain, mais on y gagne en temps, air respiré et argent. What else?

Les températures bien plus agréables qu’au printemps dernier m’ont presque fait pensé.

Is Delhi the new place to be?

Et toi cher lecteur de la compagnie des Indes du Nord, tu as vu du changement depuis les CWG 2010 ou penses-tu simplement que tout ça n’est que poudre aux yeux du pseudo touriste que je suis.

Venga venga!

JGui

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Site du métro de Delhi: http://www.delhimetrorail.com/

Plus t’en as Plus tu en es

ça vous rappelle pas quelque chose? Mais oui c’est presque le slogan d’une célèbre marque de truc pour pas avoir le lac des Bouillouse (célèbre lac des Pyrénées Catalanes) sous les bras quand il fait chaud.  Ne soyez pas impatients vous allez comprendre.

Ce matin réveil douloureux suite à de longues discussions téléphoniques avec Mademoiselle C. Une douche plus tard, je me retrouve dans l’ascenseur de l’hôtel. Je sélectionne le RDC afin d’ingurgiter mon petit déjeuner quotidien. La porte s’ouvre, je tente de sortir, quand je me retrouve nez-à-nez avec deux militaires joyeusement armés de AK47 (Kalachnikov pour tous ceux qui non pas joué à Counter-Strike pendant leur phase boutonneuse).

Ah, je crois que je suis pas au bon étage ici c’est le 2ème.

Derrière la troupe, une horde d’Indiens s’infiltre dans l’ascenseur, me faisant alors oublier toute notion d’espace personnel. C’est gens parlent fort et rigolent allègrement. Je n’existe pas. Nous arrivons enfin au RDC, là des journalistes attendent et commencent à questionner deux membres de la troupe. Mais qui sont ils? Je m’efface tranquillement avant de rejoindre le Buffet.

Bluffé par cette scène peu ordinaire, je me met à réfléchir à tout ce que j’ai pu ingurgiter sur l’Inde durant les longs mois d’attente avant mon départ.  Le chapitre « Pouvoir » du bouquin de PK Varma, Le Défi indien : Pourquoi le XXIe siècle sera le siècle de l’Inde, me revient alors à l’esprit. En effet d’après l’auteur, l’importance de quelqu’un de déjà important se mesure ici au nombre de personne assurant sa sécurité. Dans notre cas les deux joyeux Indiens avaient droit à un militaire chacun plus d’éventuels agents de sécurité banalisés. Question qui restera ouverte.

Alors, Politiques, Business Men, Chanteurs, Cricketer, Vedettes de Bollywood?

Venga venga les paris sont ouverts! A vous de jouer.

JGui

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Premiers pas au Nord de Delhi

Réveil douloureux, mais réveil quand même. On prend les mêmes (Emmanuel et moi même) et on recommence. Au passage je viens d’ajouter le blog d’Emmanuel à la section VAZI, vous pourrez également suivre les aventures d’un développeur en Inde.

Cette fois-ci pas de chauffeur à l’horizon. Au programme Rickshaw, Métro, Auto-Rickshaw, Métro, Auto-Rickshaw, Dodo. Arrivée au métro et une Smartcard plus tard nous voilà partie en direction du Red fort. Pour ne pas vous perdre par 45°C, sortez du métro (sortie Red Fort) puis prenez à droite devant le premier temple. Empruntez une ruelle étroite aux « saveurs et senteurs » inoubliables. Au bout la lumière, une avenue importante. Tournez la tête. Le Red Fort vous appelle.

Red Fort

Le Fort Rouge doit son nom à la pierre rouge qui constitue l’enceinte et autres tours. Construit par le grand Moghol Shah Jahan entre 1636 et 1648, il renferme de nombreux palais et mosquées. Ici tous les 15 Aout on ne tire pas les feux comme à Collioure ou Carcassonne pour ne citer que les plus beaux. Mais il s’agit du discours annuel du 1er ministre en souvenir de l’indépendance de la nation le 15/08/1947. Le premier drapeau de l’Inde indépendante flotte d’ailleurs au dessus du fort voir ci-après. La chaleur monte les palais et mosquées de marbres blanc se succèdent.

Red Fort - Palais de marbre

Il est temps pour nous de passer faire un tour par la curiosité Indienne du jour. Là juste en face du fort, un hôpital pour oiseau en détresse, l’Inde est décidément un pays pas comme les autres. L’endroit est perché au milieu d’un temple Hindou ou règne calme et tranquillité, certains en profite pour faire la sieste. Sport national! Nous en profitons pour faire un tour de ce que nous appellerons le « Zoziopital ».

Il est déjà tard et l’estomac commence à se demander si l’on est pas en train de lui jouer des tours. Déjà qu’il est sévèrement sollicité depuis maintenant plus d’une semaine. Il serait temps de lui rendre la monnaie de la pièce, pour bon service rendue. Direction DoMac et son célèbre Chicken Maharaja Mac! Et oui tu t’attendais pas à avoir un bon beaf steak dans ton sandwich au moins? Ici on touche pas la vache, t’as compris? Bon ça va!

ZoZiopital

Chicken Maharaja Mac

La dernière étape du voyage nous amène non loin de là près de ce qui est aujourd’hui la plus grande mosquée d’Inde, Jama Masjid. Il parait qu’elle peut contenir environ 25 000 fidèles. J’espère que c’est pas jour de prière. Sur le chemin, première vrai dure sollicitation, mon estomac se noue, je continue mon chemin. Le visage de ce gamin défiguré me hantera toute la fin de journée. Que faire?  Aucune réponse à ce jour…

Jama Masjid

La visite se poursuit, l’un des minarets offre une vue fantastique sur Old Delhi. Quelques photos et il déjà temps de rentrer. Grosse journée et demain on reprends le boulot..

Venga venga!

JGui

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PS: Photos de Delhi maintenant disponibles section « WATCH THE FUCK »!

Premiers pas au Sud de Delhi

fraîchement revigoré par la victoire de l’USAP face au grand Stade Toulousain, je rejoins Emmanuel (Expat-Blog)chez lui pour une journée complète de visite. Et oui on est pas là pour acheter du terrain.

Madrasa

Location d’un chauffeur pour la journée (comptez 950 Rupees), et direction  Hauz Khas Village. Le guide Michelin nous annonce un quartier bobo avec de très beau magasins de vêtements de designer sachant remettre au gout du jour les vêtements traditionnels indiens.  Les magasins nous intéressent peu, mais au fond du quartier une porte entre ouverte. Entrez et vous vous retrouvez au milieu de ruines magnifiques, et d’un réservoir d’eau. Splendide!

Mais que fais-tu Bambi?

A côté du quartier du « sentier » local   😉 où nous nous trouvons, Dear Park. un moyen pour nous de dire bonjour à Bambi et tous ses amis. Dommage que le restaurant ne soit pas encore ouvert, il parait qu’il est bon!

Begumpur Majid

Nous nous dirigeons ensuite vers la Mosque de Begumpur à l’abandon ou presque. Le lieu est tellement « secret » qu »il nous fera quelques longues minutes, de U-turn en U turn, de renseignements en renseignements, de rues étroites en rues étroites, nous voilà donc au milieu d’une ancienne mosquée (Masjid en Hindi). Nous sommes seul, le lieu nous appartient. Place pour nous de découvrir les lieux à la manière d’Indiana Jones, le fouet en moins. Et la solide impression que nous sommes les seuls touristes de Delhi encore en vie…

Après s’être ressourcé ou devrais-je dire climatisé dans un gigantesque « Mall », nous nous dirigeons vers l’incontournable Qûtb Minâr (tour de la victoire). Soit le plus grand minaret d’Inde et le 3ème mondial (loin derrière la mosquée d’Hassan II à Casa). L’histoire dit qu’il a fallu détruire 27 temples Jains et Hindous pour construire la mosquée, véritable mélange de style Indien et Islamique. Près de la mosquée trône également un pylône de fer vieux du 4ème siècle et intact de toute corrosion. Bluffant, non? Premiers contacts avec deux gamins et premières photos de « uncle » John et ses deux inconnus neveux. Bluffant, non?

Qtub Minar

Lotus Temple

Il n’est pas loin de 16 heures et les visites s’enchainent au rythme des litres d’eau que nous descendons. Il est temps de retrouver notre chauffeur toujours prêt pour une petite sieste (en  bon Indien). Direction le Lotus Temple, à la manière de l’opéra de Sydney et siège de la foi Bahai née au 18ème siècle en Iran. Elle se base sur 3 grands principes d’unités : unité de Dieu, unité de la religion, unité de l’humanité.

Tombeau d'Humâyûn

Un temple plus tard et c’est le tombeau d’Humayun qui nous tend les bras. Ce monument classé au patrimoine mondial a servi de base technologique à la construction d’une des 7 Merveilles du Monde plus connue sous le nom de Taj Mahal. Vous devez vous demandez qui était bien ce Humayun, pour qu’il est droit à un tel privilège. Et bien ce gars là n’est autre que le 2ème Empereur Monghol, connu pour avoir repris son trône aux Afghans après 15 ans d’exil en Perse. Celui-ci meurt à la suite d’une malheureuse chute dans l’escalier…Son épouse Hamida de la peine décida de construire ce mausolé, modèle des tombes Mongholes avec jardin afin qu’il puisse reposer en paix.

Il est maintenant tard, temps pour nous de retourner au point de départ, appartement d’Emmanuel. Direction de ce qui sera mon premier fast food Indien. Premier contact avec des boissons plus salées les unes que les autres, un seul mot pour décrire cette sensation, Beurk!

Prince Charmant sur son cheval blanc

Le repas englouti et la journée peut se terminer par ce qui fait la magie de l’Inde. La vie d’une rue. Il est 21h, et un homme se dresse sur son cheval blanc. Il porte un habit traditionnel. Un orchestre cacophonique le suit. Il est éclairé par des porteurs de torches électriques eux même alimentés par un groupe électrogène de dernier cri. Au milieu des vaches, un homme (je suppose artificier) envoi des palmiers dans le ciel. Il est maintenant temps pour l’homme d’aller chercher sa future épouse au domicile familial de celle-ci. L’Inde est décidément so « Kitch » et on adore!

Venga venga! Les photos disponibles dans la section « WATCH THE FUCK ».

JGui

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De la puissance des réseaux sociaux

tout le monde entends parler de réseau sociaux. Il y a les réseaux orientés Pro (Viadeo, LinkedIn, …) et ceux orientés Perso (Facebook, Hi5, …). Et même mon père s’y mets. Il veut d’ailleurs devenir mon FaceFriend. Que dois-je faire?

Quoi qu’il en soit ces réseaux sont un moyen de soit garder le contact avec ses amis, soit retrouver de vieux amis, soit se créer de nouveaux contacts (pro & perso). Pour cela un site vous propose sa plateforme (un site web) qui va vous permettre d’échanger du contenu (articles web, musique, vidéos, photos) et de dialoguer avec vos contacts.

Tout cela pour vous dire que le vayant volontaire perdu dans une faune Indienne, toute accueillante qu’elle puisse être, trouvera « utile » de pouvoir se faire des nouveaux amis, contacts, appellez-ça comme vous voudrez. Et oui tout le monde n’a pas de la famille à Delhi. Non mais oh!

Alors merci à la puissance des réseaux sociaux qui mon permis de virtuellement rencontrer Florence basé à Bombay, FX à Bangalore, et bientôt Emmanuel à Delhi. Nous avons d’ailleurs prévu de visiter Delhi demain avec ce dernier pendant que certains se remettront péniblement de leur cuite d’après phase finale de Rugby.

Attendez il y a Emmanuel qui me bigophone…je vous laisse.

Venga venga!

Jean-Guillaume

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A long way to go no time to slow

Weekend fort en émotions, retrouvailles, accolades, embrassades, soirées endiablées, repas savoureux et discussions essentiellement Indiennes. Voilà les thèmes qui ont animé mes derniers jours en France.

Puis vain le départ. Une dépose minute à Denfert-Rochereau une dernière chaude embrassade (merci Lucas), des regards, la voix qui tremble et c’est parti le voyage peut commencer.

Je suis chargé comme une mule et ces satanés produits commerciaux à trimbaler et régulariser me donnent du fil à retordre. Première étape trouver le bureau de douane dans la jungle de CDG, présentation des papiers et première galère. Mes documents n’ont aucune valeur douanière. Je savais que j’aurais du faire un Master Logistique. Une heure plus tard, après moult appels téléphoniques, j’ai enfin le formulaire « E111 » (cf les 12 travaux d’Astérix), il me reste 20 min pour embarquer. Le tel sonne, c’est Numéricable. On m’offre 5€ pour le retard sur la résiliation, je reviendrai peut être chez eux. Je suis le dernier dans l’avion. Sain et sauf. Derniers petits coups de fil, derniers SMS et cette sensation d’apaisement, le « Enjoy your flight » prend tout son sens. Quoi qu’il arrive je ne peux rien faire de plus. Inch allah!

photos.igougo.com

Etape à Doha, finalement je ne pense pas que ce soit le plus grand duty free du monde. Il y a de tout mais je n’ai pas trouvé les prix sur les Reflex si avantageux alors ça attendra.

3h30, arrivée à Delhi, rien n’a changé depuis le mois dernier. Ah si j’oubliais, on m' »alpague » juste avant de passer l’immigration.

Inconnu1: « Are you Mister PEK? » (va falloir s’y habituer)

JG: « Yes himself. » Ou là ça sens le contrôle douanier.

Inconnu1: « Follow me Sir? »

Je passe par le bureau  « Ambassadors and Officials ». Tout le monde me regarde.

Inconnu1 & Inconnu2: « Are you Mister JG PEK? What are you carrying? Where do you go? Give me your passport? »

JG: « Himself. I’m carrying non commercial value material and personal effects. I’m going to Holiday Inn Hotel in Sahibabad. I’ll get my stuff and I come back to your office »

Plusieurs coups de fils, le douanier feuillete mon passeport tout en me dévisageant. Un jeune s’approche. Il semble travailler avec les douaniers.

Inconnu3: « Hello sir. Follow me sir. »

Le « sir » d’ici ressemble étrangement au « con » toulousain, une ponctuation en somme. Le respect en plus. L’inconnu3 est en fait là pour récupérer mes bagages au cas où je récupèrerais 4 valises en « loucedé » et m’enfuiyais sans mon passeport dans cette jungle qu’est Delhi. Je me redirige vers le « Customs office » comprenez Douanes, accompagné de mon nouvel ami (pas très loquace).

Inconnu1 & 2: « What’s this? Where are you sleeping tonight? Is someone in charge to pick you up? »

JG: « This an embedded PC for non-commercial value (je ne vais pas vendre mon matos, j’ai juste besoin de le trimbaler). Holiday Inn at Sahibabad (pourquoi tu veux dormir avec moi coquin :)). Yes someone from the hotel is waiting for me outside the airport. »

Quelques coups de fils. L’inconnu m’accompagne jusqu’au personnel de l’hôtel. Mon ami est toujours là à tirer mes valises. Il insiste. Je monte dans la voiture de l’hôtel, jette un coup d’œil. Il a disparu.

Finalement les douanes Indiennes ne m’ont rien fait payer (je précise qu’elles auraient du), je soupçonne la filiale Indienne de les avoir prévenu et d’avoir arrangé la sauce histoire que je n’ai rien à payé. Ceci expliquerait le bal des interlocuteurs et coups de téléphones. Enfin, on verra demain en discutant avec Praba (Général Manager de la filiale).

Il est 5h du matin à Delhi, je suis exténué. Je m’endors paisiblement.
JGui

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