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John n’est plus

déjà deux mois à Bangalore et tu n’es toujours pas au courant.

Oui c’est vrai j’avais oublié de te dire qu’ici c’est pas John mais bien Jean (prononcer Gin) qu’il faut m’appeller. Comme la boisson dégueulasse que tu t’envoyais dans tes années folles pré pubères! C’est marrant parce que dès qu’un étranger (pas forcément Indien) s’aperçoit que ce n’est pas mon vrai prénom je dois rentrer dans des explications plus folles les unes que les autres. Il faut dire que les prénoms composés à l’étranger c’est pas la joie. Et le « Jay Jee » (cher à notre Paulo national) ne fait malheureusement pas fureur. Ça me rappelle ma première expérience professionnelle où mon responsable m’avait gentiment demandé: tu préfères Jean ou bien Guillaume? Le premier jour ça fait mal!

John is dead

Depuis maintenant quelques semaines j’ai également un téléphone fixe. Tu peux donc me joindre au +91 80 40 94 11 01 si ta super « Box » t’offre des tarifs avantageux vers l’Inde. Merci de tenir compte du décalage horaire, France+3h30 jusqu’à votre prochain changement d’heure.

Venga venga!

JGui

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Vous sentez ce parfum…

c’est le parfum du mois de Mai, c’est le parfum des phases finales de rugby…

Bien que ce blog n’ai clairement pas pour objet de faire l’apologie de quelques sports que ce soit.  Comment sentir au mieux mon expérience Indienne sans apprendre à me connaître? Le rugby à toujours fait partie de mon quotidien et le restera même à des milliers de kilomètres de chez moi, alors autant en profiter amis lecteurs. Entrez dans l’ovalie le temps d’un billet.

Finalement l’Inde n’est-elle pas aussi surprenante que le rebond d’un ballon ovale?

Tout amoureux de l’ovalie vous le dira. Les phases finales c’est le moment que vous attendez tout au long de l’année. Si vous supportez une équipe, chacun de vos encouragements hebdomadaires n’a qu’un seul but. Faire rentrer votre équipe dans l’élite du rugby Français. Faire partie des 4 meilleures équipes de la phase régulière, et se donner une chance d’aller chercher le « bout de bois ». Un match à gagner (1/2 finale) et on monte à Paris!

Si vous supportez l’USAP, le défi est bien plus grand.

Bien sur il faudra aller chercher ce « planxot », mais pas seulement. Il s’agit aussi de montrez à la France entière qu’il y a un coin du pays où existe une vraie identité, un vrai attachement à la terre, ses produits et ses traditions.  Que ce n’est pas seulement une ville qui vibre pour son club mais bien tout un peuple. Les catalans de France.

A l’heure où j’écris les 5 TGV et autres convois au départ de Perpignan sont en route pour la capitale. A midi la traditionnelle « grillade » au pied du champ de Mars aura bien lieu. Ici on partage tout. Le supporteur adverse sera invité, accueilli, choyé  pour un avant match inoubliable. Et dire que la mairie de Paris a cru à un « apéro Facebook »!

Puis viendra la transhumance vers le Stade de France.  Le match de levé de rideau, l’ambiance montera doucement jusqu’au coup d’envoi. Les premières minutes seront intenses. Plaquages destructeurs, et mêlées musclés seront pains bénits pour les trente acteurs.  Chacun voudra montrer sa détermination devant un public en ébullition. Enfin la 80ème minute donnera son verdict.

Ce soir depuis ma nouvelle terre d’adoption, j’essaierai de suivre ça tant bien que mal, mais avec une certain pincement au cœur de ne pouvoir (re)vivre ça parmi vous.

Pourvu que la fête soit belle, et que le meilleur gagne.

Venga venga l’USAP!

JGui

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De la puissance des réseaux sociaux

tout le monde entends parler de réseau sociaux. Il y a les réseaux orientés Pro (Viadeo, LinkedIn, …) et ceux orientés Perso (Facebook, Hi5, …). Et même mon père s’y mets. Il veut d’ailleurs devenir mon FaceFriend. Que dois-je faire?

Quoi qu’il en soit ces réseaux sont un moyen de soit garder le contact avec ses amis, soit retrouver de vieux amis, soit se créer de nouveaux contacts (pro & perso). Pour cela un site vous propose sa plateforme (un site web) qui va vous permettre d’échanger du contenu (articles web, musique, vidéos, photos) et de dialoguer avec vos contacts.

Tout cela pour vous dire que le vayant volontaire perdu dans une faune Indienne, toute accueillante qu’elle puisse être, trouvera « utile » de pouvoir se faire des nouveaux amis, contacts, appellez-ça comme vous voudrez. Et oui tout le monde n’a pas de la famille à Delhi. Non mais oh!

Alors merci à la puissance des réseaux sociaux qui mon permis de virtuellement rencontrer Florence basé à Bombay, FX à Bangalore, et bientôt Emmanuel à Delhi. Nous avons d’ailleurs prévu de visiter Delhi demain avec ce dernier pendant que certains se remettront péniblement de leur cuite d’après phase finale de Rugby.

Attendez il y a Emmanuel qui me bigophone…je vous laisse.

Venga venga!

Jean-Guillaume

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A long way to go no time to slow

Weekend fort en émotions, retrouvailles, accolades, embrassades, soirées endiablées, repas savoureux et discussions essentiellement Indiennes. Voilà les thèmes qui ont animé mes derniers jours en France.

Puis vain le départ. Une dépose minute à Denfert-Rochereau une dernière chaude embrassade (merci Lucas), des regards, la voix qui tremble et c’est parti le voyage peut commencer.

Je suis chargé comme une mule et ces satanés produits commerciaux à trimbaler et régulariser me donnent du fil à retordre. Première étape trouver le bureau de douane dans la jungle de CDG, présentation des papiers et première galère. Mes documents n’ont aucune valeur douanière. Je savais que j’aurais du faire un Master Logistique. Une heure plus tard, après moult appels téléphoniques, j’ai enfin le formulaire « E111 » (cf les 12 travaux d’Astérix), il me reste 20 min pour embarquer. Le tel sonne, c’est Numéricable. On m’offre 5€ pour le retard sur la résiliation, je reviendrai peut être chez eux. Je suis le dernier dans l’avion. Sain et sauf. Derniers petits coups de fil, derniers SMS et cette sensation d’apaisement, le « Enjoy your flight » prend tout son sens. Quoi qu’il arrive je ne peux rien faire de plus. Inch allah!

photos.igougo.com

Etape à Doha, finalement je ne pense pas que ce soit le plus grand duty free du monde. Il y a de tout mais je n’ai pas trouvé les prix sur les Reflex si avantageux alors ça attendra.

3h30, arrivée à Delhi, rien n’a changé depuis le mois dernier. Ah si j’oubliais, on m' »alpague » juste avant de passer l’immigration.

Inconnu1: « Are you Mister PEK? » (va falloir s’y habituer)

JG: « Yes himself. » Ou là ça sens le contrôle douanier.

Inconnu1: « Follow me Sir? »

Je passe par le bureau  « Ambassadors and Officials ». Tout le monde me regarde.

Inconnu1 & Inconnu2: « Are you Mister JG PEK? What are you carrying? Where do you go? Give me your passport? »

JG: « Himself. I’m carrying non commercial value material and personal effects. I’m going to Holiday Inn Hotel in Sahibabad. I’ll get my stuff and I come back to your office »

Plusieurs coups de fils, le douanier feuillete mon passeport tout en me dévisageant. Un jeune s’approche. Il semble travailler avec les douaniers.

Inconnu3: « Hello sir. Follow me sir. »

Le « sir » d’ici ressemble étrangement au « con » toulousain, une ponctuation en somme. Le respect en plus. L’inconnu3 est en fait là pour récupérer mes bagages au cas où je récupèrerais 4 valises en « loucedé » et m’enfuiyais sans mon passeport dans cette jungle qu’est Delhi. Je me redirige vers le « Customs office » comprenez Douanes, accompagné de mon nouvel ami (pas très loquace).

Inconnu1 & 2: « What’s this? Where are you sleeping tonight? Is someone in charge to pick you up? »

JG: « This an embedded PC for non-commercial value (je ne vais pas vendre mon matos, j’ai juste besoin de le trimbaler). Holiday Inn at Sahibabad (pourquoi tu veux dormir avec moi coquin :)). Yes someone from the hotel is waiting for me outside the airport. »

Quelques coups de fils. L’inconnu m’accompagne jusqu’au personnel de l’hôtel. Mon ami est toujours là à tirer mes valises. Il insiste. Je monte dans la voiture de l’hôtel, jette un coup d’œil. Il a disparu.

Finalement les douanes Indiennes ne m’ont rien fait payer (je précise qu’elles auraient du), je soupçonne la filiale Indienne de les avoir prévenu et d’avoir arrangé la sauce histoire que je n’ai rien à payé. Ceci expliquerait le bal des interlocuteurs et coups de téléphones. Enfin, on verra demain en discutant avec Praba (Général Manager de la filiale).

Il est 5h du matin à Delhi, je suis exténué. Je m’endors paisiblement.
JGui

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